L’importance du suivi médical !

Dans la vie de tout sportif, la santé est un facteur primordial de succès. En effet, les chutes et les blessures font (malheureusement) partie du quotidien des cyclistes, et comme on dit, “c’est le métier qui rentre”. Alors pourquoi ne pas prendre en considération ce facteur dans un centre de formation ? Car oui, le principe d’un centre de formation est d’apprendre un métier, pour nous, c’est celui de coureur professionnel.

Crédit photo : Cassandra Donne

Jeudi dernier était la journée mondiale de la santé, l’occasion rêvée pour nous de vous faire découvrir les parties du centre que vous ne connaissez peut-être pas. Depuis 2006, nous accordons une grande importance au domaine de la santé. Nous avons mis en place un accompagnement visant à assurer un suivi de la santé physique mais aussi mentale des coureurs, tout en restant à leur écoute. Car qui ne se pose pas de question sur sa santé ou sur les conséquences de certaines pratiques sur celle-ci ? C’est donc dans cette optique, que notre staff est composé de six professionnels de la santé, 4 Kinésithérapeutes, 1 Psychologue et 1 Médecin qui interviennent au cours de la semaine et du week-end. Comme nous l’explique Fabrice Descombe notre Médecin, “ce suivi avec les coureurs est important pour qu’ils soient acteurs de leur santé comme ils sont acteurs de leur sport en vue de performance”

Vous l’avez peut-être suivi, Baptiste Lacroix a été victime d’une chute lors du Tour de Cintegabelle, il était sur une phase ascendante physiquement avant cette chute. Comme il nous le confie, “tomber ça reste dans un premier temps frustrant de finir la course comme cela mais ce sont des choses qui arrivent dans notre sport”. Cette chute aura bien abîmé notre coureur “j’ai fait un traumatisme crânien avec perte de connaissance qui m’ont obligé de couper 3 jours complets”. C’est donc dans des moments comme cela, que notre staff a toute son importance : “j’en ai profité pour voir le médecin de l’équipe et un ostéopathe afin de faire un check complet avant de repartir à l’entraînement en milieu de semaine”. Dans le cyclisme, quand on tombe, la meilleure chose à faire est de remonter aussitôt sur le vélo. C’est ce que Baptiste a fait. En effet, après avoir observé une période de repos, il a “enchaîné les sorties foncières le week-end suivant la chute avant de reprendre les intensités et de retrouver la compétition le week-end dernier en Italie le samedi et en Suisse le dimanche”.

Un retour à la compétition est toujours difficile quand on revient d’une chute. Il décrit son week-end dernier “en dents de scie avec une bonne course samedi mais de très mauvaises sensations le dimanche”. Après quelques jours de repos pour “décompresser et finaliser une partie de mes partiels”, il a entamé la Chazal Classic Dijon-Auxonne-Dijon ce dimanche “avec certes peu d’heures de vélos dans la semaine, mais surtout reposé et décontracté“. 

Ce week-end, nos coureurs ont décroché des belles places. Matéo Allard et Gabriel Fede ont pris le départ du Tour du Charolais ce samedi. Au terme d’une course disputée sur une distance de 156 kilomètres, Matéo se classe 8ème et Gabriel 16ème.

Le dimanche, ils ont ensuite pris la direction de Dijon pour rejoindre le reste de l’équipe sur la Chazal Classic Dijon-Auxonne-Dijon. Pour Baptiste, l’équipe tire des enseignements de cette course, “nous avons trouvé les bons automatismes avec les espoirs 1. On manque de réussite avec Matéo sur le sprint final et avec Mathias, qui était dans l’échappée matinale et qui a subi des problèmes mécaniques mais le bilan collectif est bon. Personnellement, je suis agréablement surpris des sensations sur la course d’hier après une semaine très light“.

Il faut déjà regarder vers l’avant avec l’arrivée du Tour de Loir-et-Cher cette semaine. Baptiste “aborde le Tour de Loir-et-Cher dans une nouvelle optique, celle de retrouver le plaisir, sans pression et décontracté. Nous aurons un collectif fort, avec des coureurs capables de jouer les premiers rôles tous les jours et au général. Je vais donc faire en sorte d’apporter ma pierre à l’édifice pour mettre nos leaders dans les meilleures dispositions“.

L’enchaînement de 5 jours de courses avec 3 étapes consécutives avec 200 KM chacune est “une grande première” pour lui. L’année dernière, il a connu des courses par étapes, il nous explique que “la chose primordiale pour rester performant tout le long de l’épreuve est  d’optimiser la récupération. Nous avons la chance d’avoir des masseurs sur ce type d’épreuve et ils jouent un rôle primordial sur notre récupération après chaque étape. C’est souvent le meilleur moment de la journée, le moment de détente qui nous permet d’avoir des jambes “neuves” pour retourner à l’attaque le lendemain. Quant-à-nous, coureurs, notre job reste de bien s’alimenter avant, pendant et après chaque étape ainsi que de bien dormir”.

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