La fin d’un “Cycle’o Cross”

Le cyclo-cross est un atout majeur dans le plan d’entrainement de nos jeunes espoirs. Il permet de reprendre le vélo et les intensités. Ce week-end de compétition signait la fin du cycle de cyclo-cross qui aura permis de reprendre à la fois de la technicité et de faire des intensités.

Ce week-end, deux fronts étaient engagés sur des courses de cyclo-cross. D’un côté Jordan Labrosse, Bastien Tronchon et Valentin Retailleau allaient du côté de Troyes pour la coupe de France et de l’autre, 6 coureurs étaient engagés sur un cyclo-cross régional, à Saint Vulba dans l’Ain : Mateo Allard, Victor Jean, Melvyn Lethier, Joris Chaussinand, Thomas Tachot et Mathias Sanlaville.

La tache s’annonçait difficile sur la coupe de France contre les puristes de la discipline d’autant plus qu’ils partaient dans les dernières lignes. Valentin se classera 27e, Bastien 31e et Jordan 46e. Du côté de Saint Vulba, Thomas Tachot aura réalisé une belle course en signant une 1ere place espoir et 4e au scratch. Les coureurs avaient la pression de bien faire, puisqu’une boîte de chocolats était en jeu, suite à la présence sur la ligne de départ de Léo Peters, leur directeur sportif, qui était à l’initiative de ce petit challenge interne.

Mais la question qui pourrait se poser est la suivante : pourquoi la pratique du cyclo-cross ?

Nous allons tenter de répondre via Valentin Retailleau auteur de plusieurs podiums de cyclo-cross régionaux et Luc Cheilan, nouvel entraineur adjoint du centre de formation.

Valentin explique : “le CX est une discipline que j’affectionne particulièrement, il me permet de me replonger dans le vélo après la coupure pour retrouver une certaine forme cardiaque et de la puissance via les intensités ce qui engendre une PMA lactique avec comme objectif la polarisation de l’entrainement.

Luc a un regard bien avisé sur cette pratique du cyclo-cross et il poursuit en parlant d’un double avantage : “le CX permet de travailler à la fois sur l’intensité comme il s’agit d’un effort de 50 minutes / 1 heure mais en ayant des variations de rythme. Mais il permet aussi de travailler la technique via le pilotage, les obstacles, la boue et tous les facteurs qui sont liés à l’environnement du CX.

En effet le CX semble apporter une dose d’intensité par rapport aux restes des autres activités qui travaillent plus sur l’endurance. “80 % du temps ils travaillent l’endurance et les 20 autres % sont à haute intensité, notamment grâce au CX.” poursuit Luc.

Le CX rentre donc parfaitement dans ce schéma de multi-activité qui permet de retrouver et retravailler certaines bases de manière ludique sans frustrer ou priver les coureurs de l’entrainement spécifique, c’est l’exemple du VTT continue de nous expliquer Luc : “le VTT va permettre de travailler sur sa force et sa force max de manière ludique, contrairement à un effort sur la route qui aurait demandé une séance très spécifique et construite en amont.

Du côté de Valentin, il semble se réjouir de cette discipline “je suis très satisfait de mon cycle en CX, j’ai pu enchainer quelques podiums et avoir de très bonnes sensations. Je trouve personnellement que le CX permet de comparer son état de forme par rapport aux autres années, ce qui semble pour l’instant bien parti. C’est toujours bon d’accrocher un dossard, surtout pendant cette période hivernale.

Les coureurs auront bénéficié d’une météo plutôt clémente sur la première partie des cyclo-cross mais il aura fallu s’adapter dans un second temps avec la météo plus capricieuse entre pluie et neige ce qui aura une fois de plus permis de diversifier les entrainements et activités.

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