Et 1, et 2 et 3… podiums

Nos coureurs étaient présents sur plusieurs fronts ce week-end, du Beaujolais à Brioude en passant par l’Occitanie pour nos 2 sélectionnés en équipe de France. Nous avons débuté le week-end avec une 3e place de Valentin Paret-Peintre sur le Tour du Beaujolais, suivi d’une 2e place pour Bastien Tronchon sur la 3e étape. Beaucoup d’efforts qui viendront récompensés nos coureurs du classement de meilleure équipe et offriront ainsi le maillot blanc du meilleur jeune à Loris Trastour. Enfin, on notera la 3e place de Baptiste Lacroix qui ouvre son compteur de podium.

AG2R CITROËN U23 TEAM vainqueur par équipe du Tour du Beaujolais. Crédit : PhPRADIER

Nos jeunes coureurs continuent à s’illustrer semaine après semaine et continuent à être offensifs lors des courses, ce qui aura permis ce week-end de rentrer avec plusieurs podiums et de bonnes traces de bronzages. 

Revenons sur ce week-end notamment sur le Tour du Beaujolais. Il n’y avait pas de schéma tactique adopté, nous explique Loris Trastour, si ce n’était de placer des gars à l’avant pour rester dans les bons coups. Lors de la première étape, Loris s’est classé en 8e position, lui offrant la possibilité de jouer le général. Sur la seconde étape, Loris nous avouera qu’il n’aura pas trop bougé afin de s’économiser et rester placé au classement général, bien entouré par son équipe. Valentin Paret-Peintre décidera d’en faire autrement, en allant chercher une 3e place le récompensant d’un gros travail effectué jusque là. 

Sur la 3e et dernière étape, la stratégie était de récupérer le maillot blanc de meilleur jeune, qui était seulement à une poignée de secondes devant Loris. Ce dernier nous explique : “Sur l’étape de l’après-midi j’étais bien, l’équipe m’a bien entouré puis j’ai ensuite demandé à Paul Lapeira et Valentin de rouler, chose qu’ils ont très bien faites puisque je suis allé récupérer ce maillot blanc.” Loris nous avouera ensuite être très reconnaissant du travail de l’équipe en général et notamment de Paul et Valentin pour lesquels, il avait roulé en ce début de saison. 

 

Du côté de la Haute-Loire, sur le critérium de Brioude, là aussi, les coureurs se sont exprimés et la chaleur ne les en aura pas empêché. A l’image de Baptiste Lacroix qui viendra conclure le travail de l’équipe en s’offrant une 3e place. Il n’y avait pas non plus de schéma pré établi, “c’était une course ouverte où chacun avait sa chance”, pour reprendre les mots de Baptiste.

La critérium était un circuit de 3km à faire 29 fois, soit 87km. La configuration était coupée en 2 avec 1,5 km de vent de face, un rond point puis de nouveau 1,5km mais cette fois, vent de dos. Baptiste revient sur le déroulé de la course : “Au début je n’étais pas au top de ma forme, mais les gars ont été très actifs, notamment Matéo. Au bout de 30-40 km, tout le monde sort du peloton, formant un groupe d’environ 30 coureurs, j’ai décidé de faire le jump avec un gars de Bourg-en-Bresse. On a réussi à rentrer mais c’était un gros groupe. Il y eu ensuite un mouvement de course anodin avec une relance après un rond point, suivi d’un blocus à l’arrière. On était plus qu’un petit groupe dont 3 de chez nous, on avait des chances puis ces différents efforts pour rentrer m’avaient débloqués les jambes.” C’était de bon augure pour la suite avec 3 de CCF parmi les 10 coureurs de devant. Les 3 coureurs se sont donc organisés, mais parfois la barrière de la “langue” à son lot de surprise et de malentendu, ce qui rend aussi la course et l’équipe unique. Baptiste et Matéo ont ainsi demandé à Yugi de mettre les “full Gaz” (plein gaz) pour ainsi rouler devant et emmener le groupe pour éviter le départ de coureurs. Mais Yugi a de son côté compris qu’il fallait placer des attaques. Finalement, un coureur du Team Pro Immo Nicolas Roux sort et Yugi avait laissé trop d’énergies dans les attaques. Baptiste nous raconte la fin du critérium : “je me retrouve en tête d’un petit groupe en chasse derrière l’homme de tête à 800m de la ligne d’arrivée, mais à 500 je décide de tout tenter pour rentrer sur lui en déclenchant le sprint de loin, je réussi à revenir mais en emmenant 2 coureurs dans mon sillage, qui en profiteront pour prendre les 2 premières places… Dans l’ensemble je suis vraiment content, ça vient concrétiser tout ce début de saison où je progresse à la fois techniquement et physiquement. Une pointe de déception de ne pas ramener la victoire pour remercier le travail de l’équipe.”

Enfin, cette semaine avait encore un goût de sélection en équipe de France, avec 2 de nos coureurs présents sur les Routes d’Occitanie. L’opportunité pour eux de faire un saut chez les pros et faire le plein d’expérience pour la suite. Valentin Retailleau et Alex Baudin ont donc laissés leurs maillots beaux maillots Rosti aux couleurs d’AG2R La Mondiale et Citroën, pour enfiler le bleu de chauffe avec quelques nuances de rouge et de blanc.

Alex Baudin revient sur sa sélection : “J’étais agréablement surpris lorsque j’ai appris ma sélection en équipe de France. Mais je n’avais pas encore eu mes problèmes aux genoux, et je ne voulais pas que ça gâche ma sélection. Je n’ai pas eu de douleurs sur les routes d’Occitanie, mais je venais de faire 2 semaines sans vélo…” Nous lui avons alors demandé comment s’était déroulé la course dans l’ensemble qui s’annonçait chaude et compliquée : “Nous n’avions pas vraiment de schéma tactique à adopter, hors mi le fait de découvrir un peu plus le monde professionnel. Le 1er jour, dans la montée du col, on a tous pris un coup de chaud, ce qui nous fait arriver loin. Pourtant avant ça, j’avais tenté de partir en échappé.”

Sur la deuxième étape, le peloton était vraiment calme, il a laissé partir 2 coureurs avec quelques minutes d’avance, puis Valentin Retailleau aura fait la jonction avec 2 autres coureurs. Il aura fait un bout de chemin devant, mais c’était sans compter le retour du peloton à quelques kilomètres de l’arrivée. La 3e étape s’annonçait très dur avec un gros dénivelé positif et le Tourmalet. Elle aura tenue toutes ses promesses nous annonce Alex “c’est parti très très fort assez rapidement, dans une montée vraiment dur. Il y a des costauds qui ont réussi à sortir mais le peloton ne leur à pas laisser trop de champs. Dans la Tourmalet c’est monté tranquille pour eux, mais pas trop pour moi (rire) puis dans les 2 derniers GPM, c’était la guerre, ça allait vraiment vite.” Le dernier jour était lui aussi dur, car les coureurs venaient d’encaisser 3 bonnes étapes, mais c’était encore un moyen pour Alex et ses équipiers d’engranger un maximum d’efforts et d’expérience en vu de la suite. “C’était une belle opportunité de courir avec les pros, c’est là que tu arrives à vraiment te rendre compte du niveau, mais c’est aussi là que tu repousses tes limites”, pour finir sur ces mots réfléchis d’Alex Baudin.

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